Choix et préparation: Tradition culturelle du palmier-dattier des Canaries

Choix et préparation: Tradition culturelle du palmier-dattier des Canaries

palmeral_graLe procédé commence par le choix du palmier-dattier, en tenant compte de la hauteur du palmier et de son emplacement. Ces paramètres nous indiqueront la qualité du guarapo. En effet ces dernières dépendent de divers facteurs: la vigueur de l’arbre, la situation géographique et orographique, la hauteur du palmier, l’altitude à laquelle il se développe et le taux d’humidité. Ainsi, les palmiers hauts, même âgés, donnent un meilleur guarapo que les jeunes palmiers. Le moins apprécié est celui issu du dattier comestible (Phoenix dactylifera).

La hauteur moyenne des palmiers-dattiers, utilisés pour la récolte du guarapo (palmeras guaraperas), est de 10 mètres environ, mais on choisit fréquemment des palmiers d’une hauteur comprise entre 5 et 7 mètres.

L’emplacement va nous indiquer la qualité et la quantité du guarapo en fonction de la disponibilité d’eau dont pourra bénéficier le palmier. Plus la quantité d’eau reçue par le palmier est importante, plus la qualité du guarapo baisse. Ainsi, les palmiers des pentes et des zones sèches sont ceux qui donnent une quantité inférieure de guarapo mais de qualité plus élevée. La récolte du guarapo à la Gomera s’exerce habituellement du mois de février, où commencent les préparatifs, jusqu’au mois de juillet. La récolte commence dans le sud de l’île à la fin de l’hiver, et dans le nord du printemps jusqu’en été, parfois même en automne.

La préparation consiste en différentes opérations de nettoyage qui se réalisent pour pouvoir grimper facilement aux palmiers.

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Le “despencado” consiste à enlever les jeunes feuilles centrales du palmier, c’est à dire à tailler les feuilles, épines et inflorescences du coeur du toupet du palmier, laissant ainsi à découvert la superficie supérieure du toupet (descogollar). De cette façon, on facilite l’accès à la partie la plus haute du tronc du palmier. Ce travail est probablement le plus laborieux dans l’opération “d’ouverture du palmier”.